PromZ.be 03-2016

19 promobiss 3/2016 Prenez n’importe quel article promotionnel ou cadeau d’affaires. Ils doivent posséder une valeur communicative importante. Il faut donc que le logo et/ou le nom de l’entre- prise qui offre ce product media y figurent de façon à ce que le destinataire se souvienne toujours de qui il a reçu l’article en question. En d’autres mots, le logo doit servir d’outil de communication. Mais quand un logo peut-il être qualifié de « bon » ? Thierry Cat- toir dirige l’agence de marques Remarkable à Gand. Il explique qu’il faut pouvoir se souvenir d’un logo et que le consommateur doit avoir l’impression d’avoir pu le concevoir lui-même. « Mais si vous vous y essayez, ça nemarche pas. Prenez par exemple le ‘swoosh’ de Nike ou le crocodile de Lacoste, » précise Thierry Cattoir. Selon lui, chaque logo se compose de quatre ou cinq éléments : le nom, sa typographie, la ou les couleur(s), un symbole ainsi que la délimitation dans l’espace. « Nous sommes néanmoins partisans de l’utilisation d’un symbole, » poursuit-il. « Vous pouvez en effet l’employer séparément comme emblème. La couleur ainsi que l’emblème résument une marque à l’extrême. » On parle de délimitation dans l’espace lorsque le nom ou le symbole est apposé sur une surface plane. Ce qui est pratique étant donné que, comme l’affirme Thierry Cattoir, « ... cela ne devient pas trop complexe. » P roblèmes En ce qui concerne leur utilisation, Thierry Cattoir estime que « ...la majorité des logos tiennent la route s’il est ques- tion d’applications corporate classiques comme un en- tête par exemple. Les problèmes surgissent lorsque vous travaillez avec d’autres matériaux, sur d’autres surfaces et s’il y a une limitation dans l’espace. Lors de la création d’un logo, il faut également réfléchir plus loin que le bout de son nez : le logo fait-il bonne figure dans tous les environnements, peut-il être délimité dans l’espace ? » Il distingue par ailleurs deux concepts en matière de logos : ubiquitous (à utiliser partout où vous le souhaitez, omniprésents) et adaptability (flexibilité). Les designers se focalisent principalement sur l’utilisation d’un logo au niveau d’applications web et de travaux d’impression. En soi, cela implique peu de problèmes. La technique a fortement évolué, tant au niveau de l’impression analogique que numérique. Thierry Cattoir : « Les choses se compliquent lorsqu’interviennent d’autres médias : textile, stylos à bille, bâches de camions. Dans ce cas, il faut croi- ser les doigts pour que les logos ‘sortent indemnes’. Lors de présentations, nous ne montrons pas uniquement les applications classiques comme corporate, retail et embal- lages mais également les choses plus compliquées. Ceci, afin d’éviter que le client souhaite mettre en pratique des idées irréalisables. » Il insiste également auprès des clients pour n’employer que deux ou trois couleurs maximum dans un logo. Le problème en cas d’utilisation d’un (trop) grand nombre de couleurs et si les impressions sont de taille plus réduite, c’est qu’il se peut que les couleurs se fondent les unes dans les autres. R ésolution Comment le secteur des product media travaille-t-il avec ces logos ? Chaque logo peut-il faire partie d’un produit promotionnel ? Quels problèmes rencontre-t-on ? Dans la plupart des cas, c’est une question d’impression d’un logo : sur des stylos à bille, lattes, décapsuleurs, cutters, sets de barbecue,… S’il est question de textile, la broderie est également possible en plus de l’impression (sérigra- phie ou impression numérique) et ce, directement sur le tissu ou sur un badge à coudre. « La qualité dépend de la résolution, » explique Wim D’haese de Samdam. « Tous les logos ne peuvent pas être imprimés en quadrichromie. Nous devons parfois imprimer des couleurs supplémen- taires. Cela peut aller jusqu’à 12 couleurs en fonction du logo. Beaucoup dépend aussi du fond sur lequel on imprime (papier ou textile). » Chez Biznizpoint (spécialisé dans le textile promotionnel), Dirk Declercq précise que l’on part d’un logo de taille réelle en 300 DPI (dots per inch). Mais il est toujours préférable que le fichier livré soit vectorisé. Vectoriser signifie convertir un fichier raster en dessin de ligne qui peut être agrandi à l’infini sans que l’image ne devienne floue. Ces dernières années, les techniques d’impres- sion se sont fortement améliorées. Wim D’haese fait savoir que la sérigraphie sur le contour d’un stylo à bille est désormais faisable et que, grâce à l’impression numérique, tout ou presque peut être réalisé. « Nous pouvons vraiment fournir une qualité photo » explique Wim D’haese. Mais l’impression numérique implique encore toujours un prix plus élevé. Ce prix est déterminé par les coûts d’achat de l’installation d’impression. Un P ratique Il faut se limiter à deux couleurs pour que le logo soit lisible, faisable et financièrement abordable T hierry C attoir (R emarkable ) ‘L ors de la création d ’ un logo , il faut également réfléchir plus loin que le bout de son nez ’

RkJQdWJsaXNoZXIy NDcxNDY5