PromZ.be 03-2016
27 promobiss 3/2016 pratique et très concret. Je travaille beaucoup par brie- fing. Les clients m’appellent et me disent : voilà, on a tel événement, telle campagne, tel lancement de produit et ils m’expliquent vraiment tous les concepts de ce qu’ils vont faire. Ensuite, je leur propose différentes idées. Je pense que le bagage de ce métier chez les annonceurs m’est particulièrement utile. Il m’arrive en effet parfois de soulever des problèmes qui risquent de se produire sur le terrain. » Pouvez-vous résumer cela en un mot ? Marianne Ide : « C’est difficile. Disons ‘efficacité’. C’est le mot qui m’est venu en premier à l’esprit. » Avez-vous un conseil à donner aux clients ? Marianne Ide : « Il n’est pas aisé de donner des conseils aux clients mais je pense qu’il ne faut pas hésiter à faire des demandes. A dialoguer avec un four- nisseur et à expliquer les aboutissements de chaque dos- sier. Et il faut prendre le temps également. Ça aussi, c’est la clé pour avoir des produits et des concepts différents. Le contact noué en vue de trouver un produit promotion- nel s’inscrit bien souvent en fin de course des concepts généraux. Ce qui réduit donc les délais. Je trouve que l’on travaille de plus en plus dans l’urgence. Les clients appellent et ils ont besoin de leurs produits tout de suite ou en tout cas, très rapidement. C’est vraiment exceptionnel, et de plus en plus rare, que quelqu’un appelle quand il est au début de son concept. Or, si on veut réaliser de belles choses et des choses différentes, il faut impérativement prendre le temps d’aller plus en profondeur. Si j’avais un petit conseil à donner – mais je pense que les annonceurs savent très bien ce qu’ils font – c’est d’essayer de faire intégrer le produit promotionnel le plus tôt possible dans la démarche d’un concept. Je pense aussi que l’annonceur ne se rend pas compte du travail que tout cela implique. Il arrive souvent que cer- tains annonceurs ou agences viennent avec des concepts réalisés par des graphistes qui n’ont pas la notion du produit ou de la technique que l’on utilise pour les pro- duits promotionnels. Parfois, on nous envoie quelque chose qui est magnifique mais qui est malheureusement irréalisable, soit à cause du produit, soit par manque de temps. Il faut absolument que le fournisseur et l’annonceur dialoguent. Parfois, on doit abandonner une belle idée à cause du timing, des coûts, des techniques. Si seulement ils prenaient le temps et n’avaient pas peur d’appeler.... Dans l’absolu, on peut réaliser beaucoup de choses, mais il n’est pas toujours possible de faire des miracles. Même si on essaie… » Comment voyez-vous l’avenir et quels sont les défis qui se présentent ? Marianne Ide : « J’ai l’impression qu’il y a des nouvelles vagues positives, que les gens sont plus friands... A un moment donné, les clients disaient ‘désolé mais nous n’avons plus de budget pour ça’. Maintenant, ce n’est plus le cas. Ils ont peut-être un peu moins qu’il y a quelques années, mais les gens commencent cependant à reprendre confiance et à aller de l’avant. En ce qui me concerne, je suis très optimiste quant à l’avenir. » Quel est l’article le plus chouette que vous ayez vendu ? De quoi êtes-vous fière ? Marianne Ide : « Je suis ravie d’avoir été sélectionnée pour la Boutique de Mons 2015. On a répondu à un appel d’offre et j’ai eu la chance de gagner pas mal d’objets dans la Boutique de Mons 2015, Capitale Européenne de la Culture. J’ai fourni un objet qu’on a fait faire sur mesure et qui caractérise bien Mons. Chaque année, le “Doudou” – qui est représenté par un dragon y est organisé. Sur base de photos, on a créé ce Doudou en peluche. Je trouve qu’il est très mignon. C’est très beau et ça a très bien donné. C’est quelque chose de différent. » Quel article de vos collègues enviez-vous ? Ou admirez- vous ? Marianne Ide : « Je pense qu’il y a de la place pour tout le monde et que chacun a ses points forts. » Comment faites-vous vos achats ? Epluchez-vous les dépliants publicitaires ? Marianne Ide : « Quand je reçois des dépliants publicitaires, je les feuillette. Et je regarde aussi les primes. En ce qui me concerne, je me concentre surtout sur les business gifts, le b-to-b, les événements, les manifestations,… » E ntre la poire et le fromage ko r t > Marianne Ide. Marianne Ide staat sinds drie jaar aan het hoofd van I-defix. Ze werkte eerder aan de ‘klantenzijde’ en bij communicatiebureaus. > Sterk punt. Het feit dat ze aan de klantenkant actief is geweest is volgens haar één van haar sterke punten. Daardoor kan ze zich in de positie van de eindklant verplaatsen en een praktische dialoog hebben. > Advies. Klanten moeten niet aarzelen om vragen te stellen en moeten de distributeur goed uitleggen wat ze willen. On travaille de plus en plus dans l'urgence
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