PromZ.be 02-2019

Débat ESR : réservé uniquement aux publicitaires ? L’Entrepreneuriat Socialement Responsable (ESR) prend de plus en plus d’importance au sein de nombreuses entreprises. Est-ce que cette situation se reflète dans le choix des product media ? Et quel est le rôle des distributeurs dans ce domaine ? F évrier 2019. Delhaize en prend pour son grade suite à l’action d’épargne de petits blocs de construction organisée dans ses magasins. Les consommateurs s’insurgent contre la trop grande masse de plastique utilisée pour emballer ces petits blocs. En effet, chaque bloc est emballé indivi- duellement dans un sachet en plastique, qui lui-même est emballé dans un petit bac en plastique. Les consommateurs dénoncent le fait que cette manière de procéder est loin d’être durable et le font savoir auprès du distributeur et du grand public (notamment par le biais des réseaux sociaux). Cette situation reflète clairement l’état d’esprit actuel. Certains matériaux (en particulier le plastique) sont mis en cause, l’em- preinte carbone des entreprises (et même celle des vaches…) est examinée de manière critique, les conditions de travail sont pas- sées sous la loupe… Le milieu des affaires est appelé à prendre ses responsabilités. P lastique Des répercussions de ce phénomène se ressentent également au niveau des articles promotionnels et des cadeaux d’affaires. Est- il encore opportun de proposer des articles en plastique ? Est-il encore raisonnable d’acheter ou de fabriquer des produits en Extrême-Orient et de les transporter vers l’Europe. Les distributeurs remarquent également que leurs clients attachent de plus en plus d’importance à l’ESR. Selon Ann Magnus de Magnus Business Gifts (pour qui l’ESR devient une nécessité), le réflexe ESR est de plus en présent. Michel Van Bavel (Van Bavel Enjoy Giving) constate que chez un certain nombre de clients, la direction s’est engagée dans la voie de l’ESR. Van Bavel explique que « nos interlocuteurs auprès de ces clients se sont vus attribués la mission explicite d’acheter des produits recyclables, ou déjà recyclés, même si leur prix est plus élevé. » De ce fait, la matière plastique devient-elle alors une matière première suspecte au niveau des product media ? Pas spécialement. Selon Ronny De Smedt (Pasco Gifts) ceci implique que « …nous devons tous nous appliquer à recycler avec encore plus de discernement. Un produit en matière plastique ne doit pas nécessairement être directement repris sur une liste noire. Si nous nous efforçons de trier et de recycler de manière encore plus responsable, les produits en plastique pourront garder leur place sur le marché. Nous devons uniquement veiller à ce qu’ils ne soient pas abandonnés dans la nature mais qu’ils finissent dans le bac à déchets prévu à cet effet. » Pour Ann Magnus, le choix du plastique est encore possible s’il s’agit d’un choix raisonné. Pour Michel Van Bavel, l’utilisation du plastique peut également perdurer, mais il indique tout de même que ses fabricants essayent d’éviter la matière plastique dans leur production ou de travailler avec du plastique recyclé. Van Bavel explique que « le plastique est de moins en moins 20

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